
Comment entretenir son corps de manière harmonieuse quand celui-ci est de faible constitution ? Telle est la question que s’est posée l’inventeur des Pilates, Joseph Pilates dans les années 20. Cette problématique le concernait tout autant que les malades immobilisés qu’il soignait lors de la première guerre mondiale.
Sa solution : ajouter par exemple des ressorts au-dessus du lit et créer des exercices permettant de travailler en douceur l’ensemble du corps, tout particulièrement la région centrale. Ceci donna naissance au reformer (cadre en bois constitué de poulies et autres accessoires).
Cet appareil met en œuvre le même principe de compensation que les autres instruments utilisés en Pilates : ballon, élastique, cerceau, boudin en mousse ou chaise wunda. Leur principe ?
Une discipline était née ! Elle fut vite reprise par danseurs, sportifs, spécialistes de la rééducation et grand public. Les exercices sont aujourd’hui nombreux et variés –on en recense plus de 500 ! Ils se font aussi bien seuls au sol qu’avec les « jouets proprioceptifs » ci-dessus mentionnés.
Si la douceur et l’absence de douleur caractérisent cette méthode, son maître mot est ce que son auteur a appelé « la contrôlogie. » Le Pilate favorise en effet une prise de conscience affinée de la respiration et de la manière de faire coopérer ses muscles. Autrement dit, c’est un lent chemin qui amène l’esprit à mieux contrôler sa masse musculaire corporelle. Au passage, on développe concentration et précision. C’est pourquoi il est important d’être accompagné tout au long par un professionnel.
Le travail sur l’alignement et la colonne vertébrale
est aussi constitutif de la démarche. Tout en construisant des muscles longs et
fins, on apprend ainsi à bien connaître son
centre de gravité et l’on se redresse ! Au final, les bienfaits du Pilates sont nombreux :
renforcement, dextérité, endurance, lutte contre le stress et assouplissement. A
vous de re-découvrir votre force et votre souplesse !
Laura